1 juil. 2017

Salon littéraire de Milhaud | Retours

Salon littéraire de Milhaud : retours


Helloow' tout le monde !
Bonnes vacances à ceux qui le sont déjà, bon courage pour les examens pour d'autres, et quoi qu'il en soit, belle journée ! :)
Pour ma part je suis libérée (délivréééée) de mon mémoire, que j'ai enfin rendu en version papier lundi dernier, et que j'ai soutenu hier ! Et vous savez quoi ? Eh bien je l'ai validé avec une note de 18. C'est une immense satisfaction suite à un travail qui paie, mais je compte dédier un article à la fin de mes études alors je n'en dis pas plus.
Et qui dit fin des études dit plus de temps pour le blog et donc plein de nouveautés ! Vous verriez la liste d'articles que je voudrais écrire ... x) Stay tuned !
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▲ Salon littéraire - Milhaud

Milhaud est un village du Gard, souvent confondu avec Millau à cause d'une prononciation identique (mais ya pas de viaduc ahaha). Il ne paye pas de mine, mais j'y ai quelques souvenirs d'enfance puisque j'y ai vécu pendant un temps. Il ne s'y passe pas grand-chose, si ce n'est les fêtes votives pendant l'été, alors ce salon littéraire, j'avais bien envie d'y aller !

Ce salon a lancé sa 2nde édition le samedi 27 mai, dernier du mois. Week-end de quatre jours et petit village obligeant, je ne m'attendais pas à quelque-chose de très grand et surtout animé. Comme dirait mon père, avec un tel soleil dehors, les gens n'ont pas envie de s'enfermer dans le gymnase du foyer socioculturel pour aller bavarder avec des auteurs. Eh bien, moi si ! En tant que passionnée de littérature et faiblarde face aux grandes chaleurs, j'étais comme un poisson dans l'eau dans ce petit salon.

Pour la petite histoire, j'ai failli ne pas m'y rendre : j'avais eu vent de ce salon par mon amie auteure et blogueuse Pauline, qui y participait avec son roman tout fraîchement publié, La Brèche. Mais comme j'avais fait une soirée " V.I.P " avec elle et une amie d'enfance commune la veille, j'avais finalement choisi de ne pas y aller et de profiter de ma famille à la place, car cela faisait bien deux mois que je ne l'avais pas vue. Des événements imprévus ont fait que je me suis retrouvée assistante improvisée de Pauline, l'aidant à trimballer ses livres en plus de mes valises, c'était assez cocasse.

Je ne saurais pas dire combien d'auteurs ont participé, mais je dirais une trentaine environ. J'ai passé la première demi-heure à aider Pauline à s'installer, et à prendre des photos d'elle et de son stand pour son blog et le mien, avant de partir explorer les autres. J'ai flâné un peu partout mais j'ai pris le temps de discuter (bien vingt à trente minutes à chaque fois) avec trois auteurs différents.


Jean Lafontaine
Monsieur Lafontaine expliquant sa théorie


Jean Lafontaine

Auteur de " Vaincre le chômage ", il m'a vue observer son stand avec curiosité, mon Reflex en main, et m'a demandé si j'étais intéressée par la thématique. A l'origine je cherchais plutôt des romans, mais par politesse, j'ai acquiescé, et il a pris la peine de m'expliquer sa théorie, à l'aide de ses panneaux affichés sur un grillage, représentant divers graphiques. Il semblait surpris de ma rapidité de compréhension de sa méthode ; il faut croire que j'ai encore quelques restes de mes cours d'éco, contrairement à ce que je pensais ! Quoi qu'il en soit, découvrir cette méthode était intéressant et assez inattendu, et M. Lafontaine a eu la gentillesse de m'offrir son livre, car j'étais étudiante. Il m'a dit quelque chose du genre " les lecteurs de maintenant seront les acteurs de demain, il faut que les jeunes agissent ".
Je n'ai pas encore eu le temps de me pencher sur le livre, surtout qu'il m'a dit qu'il fallait le lire environ cinq fois pour tout assimiler, mais il est sagement installé sur ma bibliothèque et attend d'être ouvert.


Georges Meunier
Georges Meunier et sa femme


Georges Meunier

Je n'imaginais pas passer autant de temps sur un stand dont les livres semblaient un peu "vieillots". Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences. M. Meunier présentait de nombreux ouvrages : un recueil de traductions de poèmes grecs, un album de photos de Grèce commenté, un recueil de nouvelles entre un enfant et son oncle, deux romans axés science-fiction et deux autres plutôt ancrés dans la réalité.
J'ai lu les résumés des différents ouvrages avec attention, et plusieurs d'entre eux m'ont attirée. Mais, petit budget oblige, je ne pouvais pas tous les prendre, il fallait faire un choix. J'ai même dû aller promener plus loin et revenir ensuite, pour me décider. Entre les deux, j'ai beaucoup discuté avec M. Meunier et sa femme qui sont adorables. Il m'a raconté comment il avait basculé de sa fonction d'avocat à celle d'écrivain, d'où lui venait son inspiration, les messages qu'il voulait faire passer dans ses textes, sa passion pour la langue grecque ... C'est une personne à l'univers vraiment riche avec qui j'ai beaucoup apprécié bavarder.
J'ai fini par me laisser tenter par " Le triangle de Këmps ", l'un des romans de science-fiction, racontant la vie du peuple de Moun, une exoplanète, en me disant que ça pourrait m'inspirer pour le mien quand je m'y remettrai activement. M. Meunier m'a d'ailleurs encouragée pour mes projets et dédicacé le livre : " A Marine, avec gratitude pour son intérêt. Bonne chance en écriture ! Amicalement, Georges Meunier ". Ces mots m'ont touchée.


Marie-Christine Collard
Marie-Christine Collard et ses ouvrages


Marie-Christine Collard

Je ne pouvais pas passer à côté de son stand. Déjà, lorsque je discutais avec M. Meunier, j'avais repéré les gris-gris japonais sur la table, et il me semblait reconnaître Tokyo sur la couverture de son roman. J'avais visé juste : l'histoire de " Répliques " se déroule dans la capitale japonaise, peu après la catastrophe de Fukushima. Les séismes et leurs conséquences semblent rythmer les pages du roman, dépeignant selon la quatrième de couverture " la complexité des relations de cet énigmatique pays ". Autant vous dire que cela m'a parlé tout de suite ! Nous avons longuement discuté avec Mme Collard, qui m'a raconté qu'elle avait résidé quinze ans au Japon car son mari travaillait au CNRS, qu'elle avait vécu Fukushima et le rapatriement en France, qu'elle était retournée sur l'archipel trois semaines après la catastrophe. Je trouve cela courageux de sa part car on ne connaissait pas encore bien les conséquences, mais je peux bien croire qu'il devait être terriblement douloureux d'être arraché à son quotidien, ses proches, son travail et ses repères, d'où l'envie très forte de repartir malgré les risques.
La couverture est pleine de clins d'oeil, avec par exemple le titre du roman écrit en katakana レプリッく, le nom de l'auteur en-dessous, ou encore le panneau mentionnant 出版社 (shuppansha), alias " éditeur ", et 黒白 (kuroshiro ou kokuhaku), littéralement "noir et blanc" (mais aussi "bien et mal", référence au yin et au yang), rappelant le nom de sa maison d'édition " Noir au blanc ". J'ai adoré ces petits détails !
Nous avons évoqué des souvenirs du Japon, le fait que j'y ai vécu et parle le japonais ; j'étais bien surprise qu'elle connaisse Hachiôji, la ville où j'ai vécu, déjà un peu méconnue des japonais, alors des français ? J'ai grand hâte de me plonger dans ce roman, que je lirai sûrement après avoir fini La Brèche. Mme Collard m'a aussi laissé une adorable dédicace : " A Marine, Laissez-moi vous mener de Répliques en Répliques, jusqu'au point final. En espérant que vous retrouviez "votre" Tokyo dans ce roman, Amicalement, Marine-Christine Collard ".

Noir au Blanc

C'est la maison d'éditions qui publie Georges Meunier et Marie-Christine Collard. J'ai discuté un peu avec l'éditrice, fort sympathique, qui a pris l'adresse de mon blog pour aller y jeter un coup d'oeil. Elle m'a dit qu'il arrivait parfois qu'elle envoie des oeuvres aux lecteurs / blogueurs pour qu'ils les chroniquent. J'adorerais chroniquer pour cette maison d'éditions ! Et qui sait, peut-être que ce sera elle qui me publiera ? Le premier contact a été chaleureux et très agréable, ça m'a donné envie d'en savoir plus sur Noir au Blanc.

Le roman Répliques


Pauline Perrier

Et quelle amie serais-je si je ne vous présentais pas Pauline, auteure de La Brèche ? Rapidement, je l'ai connue quand mon amie d'enfance a partagé son roman sur Facebook. Je la connaissais de vue car j'étais amie avec son frère aîné. J'ai été saisie par le premier chapitre, accessible gratuitement sur le site de sa maison d'édition, " 5 Sens ", et j'ai pris contact avec elle. On s'est ensuite retrouvées sur Le Café des Blogueuses dont je vous parle tant, et depuis lors, nous discutions de temps en temps sur Facebook, surtout à propos de son livre.
J'ai eu quelques galères à l'obtenir après l'avoir commandé à La Fnac, les délais ont été assez conséquents. Mais notez que " 5 Sens " se trouve en Suisse et est une petite maison d'édition, alors c'est normal, et j'ai été patiente. Je suis actuellement en train de lire " La Brèche ", et j'aimerais que les journées durent plus de 24 heures pour que je puisse le dévorer sans empiéter sur le temps consacré au mémoire ! Ce livre est prometteur, et je lui réserve une chronique toutre fraîche dès que j'aurai atteint le point final de l'histoire. Rapidement, c'est une dystopie où l'on évolue aux côtés de Blake Rivers, un jeune homme de 20 ans travaillant dur pour aider sa famille, et qui est révolté par la dictature à la Big Brother de La Coalition, le gouvernement strict qui a droit de véto sur tout. Blake découvre un jour l'existence de La Brèche, un groupe de rebelles bien décidés à faire tomber le système.
Pauline a une belle plume, complexe et accessible à la fois, des personnages à peine décrits pour nous laisser le loisir de les imaginer à notre guise. Elle écrit très régulièrement sur son blog, à propos de sa vie d'étudiante mais surtout de son métier d'écrivain, à travers ses expériences, ses astuces, ses conseils et autres sujets passionnants. Elle publie parfois des courts textes, des poèmes, et je vous les recommande vivement, car ils sont pour la plupart saisissants, surtout " Le Fauteuil ". Elle vient de s'expatrier en Thaïlande pour 7 mois, alors si vous avez l'âme d'un voyageur sans quitter votre lit, n'hésitez pas à suivre ses aventures !

Pauline Perrier
Pauline et son roman La Brèche


J'ai eu l'occasion de boire le verre de l'amitié en fin de matinée. Mon père me récupérant sur les coups de midi trente, je n'ai pas pu flâner autant que je le voulais, et j'aurais souhaité rencontrer d'autres auteurs. Une prochaine fois ! J'ai pris plaisir à photographier le stand de Martine Dumas, qui voulait des photos pour ses RS, à échanger quelques mots avec des exposants, mais j'étais curieuse de voir le livre écrit par un acteur de Plus Belle La Vie, série que j'ai longtemps dû suivre (merci maman ...), ou encore celui d'un réfugié ayant recommencé sa vie en France. Bref, je suis sûre d'avoir loupé des choses, mais j'ai aussi découvert de belles pépites, alors je suis très satisfaite !

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Attendez-vous prochainement à retrouver les chroniques de ces quatre ouvrages sur le blog, une fois qu'ils seront lus. S'ils passent par là, je tiens à remercier très chaleureusement les auteurs avec qui j'ai pu interagir sur le salon, et j'espère que mes chroniques seront à la hauteur de vos textes que j'ai hâte de découvrir. 

Êtes-vous mordu(e) de littérature ?
Quel est votre genre littéraire de prédilection ?
Parmi les livres présentés, lequel vous tenterait le plus ?

Love, 
Rin


Opinions

  1. Oh, il a l'air bien ce salon !
    Merci pour cette découverte

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    1. Il était assez petit, mais j'y ai découvert des auteurs plutôt sympathiques ! :)

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  2. Super article sur ce salon ! En effet, il y avait plein de belles rencontres à faire, je suis contente que tu aies passé une bonne matinée malgré toutes les péripéties !

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    1. Merci beaucoup :)
      Oui je suis d'accord ! Les péripéties ont juste ajouté du piment à la journée !!

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