6 juil. 2016

Le Koï



Hey hey !

Il faut vraiment que je me motive à écrire plus souvent, ce blog ne se remplit pas assez. Mais je dois avouer qu'en rentrant de ma journée de travail (parfois combinées aux heures de conduite), je suis tellement K.O que tout ce dont je suis capable est de manger, traîner un peu et dormir ... Mais qu'à cela ne tienne, je vais me trouver un rythme ! Surtout que vu la liste d'articles que j'ai noté dans mon carnet, j'ai du boulot ahah.

Ce soir je lance mon premier article " bonnes adresses " ! (applaudissements). Et j'inaugure avec le restaurant Koï (ironie, quand tu nous tiens, vous comprendrez pourquoi très vite). Cet article est une dédicace à mes anciens collègues, surtout ceux de la cuisine puisque les serveurs et barmen ont arrêté d'y travailler depuis. I miss you all !

LE KOÏ ☙ 

Note : Les photos utilisées pour cet article datent de l'année dernière, et lorsque j'aurai des photos de meilleure qualité j'éditerai l'article ;) (je ne voulais pas poster un article sans photos ...)

Le Koï est un restaurant semi-gastronomique situé non loin du cours Mirabeau, à Aix-en-Provence. Bien que situé dans une rue avec peu de passage et une visibilité assez réduite, le restaurant a su se faire connaître en moins de deux ans. En effet, il a ouvert ses portes durant l'été 2014 (j'étais encore au Japon à l'époque ahaha, nostalgie !). Si je peux bien parler de ce restaurant, c'est aussi parce que j'y ai travaillé pendant un peu moins de six mois en tant que réceptionniste (ou hôtesse d'accueil, à vous de voir).

Faisons d'abord un petit tour des lieux. Ce qui impressionne le plus lorsqu'on arrive au Koï est certainement l'entrée imposante, dont les murs sont décorés à la façon des tatouages des Yakuza (ヤクザ, la mafia japonaise). On y voit notamment des carpes géantes, en référence au nom du restaurant (Koï 鯉 signifie " carpe "). C'est ici que les clients ont leur premier contact avec le personnel du restaurant : l'hôtesse d'accueil s'assure de la présence ou non de réservation, ou prend le temps d'expliquer au nouveau client le fonctionnement du restaurant. L'entrée se dote également d'une longue table avec des rondins de bois en guise de sièges, se fondant très bien dans le décor.

N'ayant pas de photo de l'entrée, voici celle trouvable sur le site du restaurant.


Maintenant qu'on a passé l'entrée, nous voilà en plein coeur du restaurant, divisé en plusieurs parties : sur la droite, le côté Izakaya (居酒屋, qui au Japon est un établissement dans lequel on peut manger des tapas tout en buvant de l'alcool ou des softs) qui est la zone bar du restaurant.

Aperçu de l'entrée depuis l'intérieur, le bar en fond à gauche et l'une des tables face au Teppan'

Sur la gauche, le comptoir Teppanyaki (鉄板焼き, littérament " grillé sur une plaque en fer "), où le chef cuisine directement devant vos yeux en faisant sauter et griller les ingrédients sur sa plaque chauffante, le tout en proposant un spectacle divertissant et plutôt impressionnant. Normalement, au Japon le cuisiner est placé au centre d'une table creuse et encerclé par les clients, mais ici le concept change légèrement. C'est un parti pris intéressant, et comme on peut voir le spectacle à travers les vitres depuis l'extérieur, ça attire forcément l'oeil.

Le comptoir Teppanyaki et la table haute lui faisant face

Si vous continuez en face, deux solutions s'offrent à vous : soit manger en intérieur sur l'une des tables en face du Teppanyaki (une table normale et une table haute) ou encore la grande table au fond du restaurant faisant face à un grand miroir (bien que parfois les clients soient gênés du fait de devoir manger côte-à-côte avec des inconnus), soit tenter le patio lumineux, accessible été comme hiver. En effet, l'été le toit ouvrant permet de prendre l'air et le soleil, ce qui est agréable midi comme soir (pour avoir testé, c'est vraiment top !), et l'hiver les murs comme le toit sont fermés et la terrasse est chauffée, ce n'est pas désagréable mais certains clients persisteront à dire qu'il y fait trop froid (en tout cas c'était à l'époque les commentaires qui remontaient souvent à mes oreilles, ça a sûrement changé depuis). Bref, deux alternatives tout aussi sympathiques l'une que l'autre !

La longue table où les gens peuvent manger côte-à-côte

Un autre aperçu de la table haute face au comptoir Teppan' et la vue sur le patio
La décoration du restaurant est raffinée et travaillée, et je pense que lorsque j'ai déposé mon CV un an et demi plus tôt, c'était ce qui m'avait le plus attirée. Entre l'entrée spectaculaire, les tons de rouge, gris et blanc à l'intérieur comme à l'extérieur et les fleurs façon Ikebana (生け花, arrangement floral), tout est bien travaillé. Par contre, si vous cherchez une ambiance familiale nippone, vous vous êtes trompés de porte. Le style du Koï fait plutôt penser à un restaurant américain branché et moderne, ce qui correspond bien à leur concept de cuisine fusion, mi-occidentale mi-orientale.

Le patio (ici au toit fermé car c'était l'hiver)

Parlons-en d'ailleurs, de cette cuisine. Après tout, on ne vient pas dans un restaurant juste pour en admirer la décoration, si ?
Comme je le disais plus haut, le restaurant propose une cuisine fusion, ou dans d'autres termes, des plats japonais revisités. Je confirme pour avoir vécu un an au Japon que les plats que l'on trouve au Koï sont certes inspirés du pays du soleil levant, mais n'ont rien à voir avec les plats originaux. Les recettes sont variées et travaillées, proposant des alliances surprenantes telles que la moutarde de Dijon dans les plats japonais, qui pourrait se révéler pour certains puristes comme une aberration. Pourtant, ce n'est pas mauvais.

De mémoire, le Koï propose de tout : des viandes aux poissons en passant par les plats veggie, je pense qu'il faut être difficile pour ne pas trouver quelque chose qui nous fasse envie. Je n'y ai mangé que deux fois mais je peux vous dire que des plats, j'en ai vu défiler ! Je ne vais pas vous réciter la carte par coeur (d'une, je ne m'en souviens plus, et de deux elle est en train d'être renouvelée alors préparez-vous !), mais pour les connaisseurs de plats nippons, on retrouve les classiques sushi, maki et autre california rolls revisités, le torikatsu (鳥カツ, du poulet pané), les tempura (天ぷら, crevettes et légumes frits), les nouilles udon (うどん, des nouilles épaisses à base de farine de blé) ... Le restaurant propose même une recette unique de soupe d'edamame (枝豆, fève de soja). Les Japonais dégustent les fèves d'edamame chaudes ou froides en guise d'apéritif, accompagnés d'une bonne bière. Cette soupe est donc un concept propre au restaurant, et vraiment, elle vaut mille fois la soupe miso (bien que plus grasse, à vous de voir !).

J'ai honte de douter mais je crois que j'avais pris un Chirashi (assortiment de sashimi, c'est-à-dire des fines tranches de poisson cru) saumon, thon et daurade.
J'ai testé le menu du midi, avec en entrée la soupe d'edamame et la salade de chou blanc (les California Rolls étaient en supplément, tout comme le cocktail)

Le plat principal du menu, le torikatsu (poulet pané), et son accompagnement de riz et légumes sautés (les tempura étaient également un supplément)

Et comment parler de la cuisine du Koï sans mentionner ses sublimes desserts. Les recettes sont imaginées par Philippe Segond, MOF Pâtissier qui a sa propre boutique en haut du cours Mirabeau. Puis elles sont adaptées par les deux talentueux pâtissiers du restaurant (dont l'un est là depuis l'ouverture). Vous risquez d'être surpris en voyant le prix des desserts sur la carte, mais d'expérience, ils les valent largement. Les desserts sont très esthétiques, recherchés, et délicieux. Et si vous avez peur de dépenser une petite somme pour votre touche de sucré à la fin du repas, optez le midi pour la formule entrée + plat + dessert ou plat + dessert et vous aurez un bon aperçu de la qualité des desserts du Koï !

Le dessert " Nuit d'Ivresse " qui, il me semble, n'est plus proposé à la carte. Je serais incapable de vous donner la composition exacte du dessert mais il y avait beaucoup de chocolat !







Le dessert du jour (dans le menu), un brownie délicieux avec un sorbet au Yuzu (encore une fois, je suis incapable de vous donner la composition exacte, je demanderai au pâtissier promis !)

Je finirai sur la cuisine en écrivant quelques mots sur les brunchs organisés tous les dimanches, de 11h à 16h de mémoire. Je n'ai eu l'occasion d'assister qu'à un seul brunch avant de quitter mon poste mais je peux vous assurer que les menus étaient vraiment riches ! Il y avait un coin sucré, au niveau du bar Izakaya, avec des muffins, gâteaux et autres cheesecakes, un régal pour les yeux et un délice pour les papilles ! Le salé n'était pas en reste non plus avec les viandes grillées, les sushi et maki en tous genres, des oeufs sous toutes leurs formes et j'en passe. Il y avait aussi me semble-t-il des confitures, plusieurs sortes de laits (de vache, de soja, d'amande ...) et des jus de fruits. Bref c'était très complet et bien présenté, le tout pour 35e à volonté. Notez juste que les brunchs n'ont pas lieu l'été et reprendront aux alentours du mois de Septembre.

Bonus : la déco du Koï pour les fêtes de fin d'année

Bonus : la déco du Koï pour les fêtes de fin d'année


Au niveau du service, je peux juste dire que les deux fois où j'ai mangé là-bas se sont très bien passées. Bien sûr, la première fois j'étais encore employée au Koï donc j'étais servie par mes collègues, ce qui fait que mon avis n'est pas totalement objectif, et pour la seconde fois (le mois dernier), je ne connaissais qu'un seul serveur, et le service m'a tout à fait convenu.
Concernant mon expérience en tant qu'employée du Koï, je pense que cela doit rester une information privée et qui n'a rien à faire sur un blog. Toujours est-il que c'était ma première expérience en restauration, et que cela m'a permis d'en savoir plus sur ce métier qui m'intriguait tant, forger mon caractère, et de rencontrer des personnes très sympathiques avec qui je suis toujours en contact pour certaines.

Bien que la gamme de prix du Koï ne soit pas accessible à tous, si vous avez l'occasion de tester (pour marquer le coup), n'hésitez pas. Surtout que les formules du midi sont loin d'être excessives (max 24,90e), c'est surtout le soir que ça banque car c'est soit à la carte soit le menu Teppanyaki (45e youhou !). En tout cas j'y ai mangé deux fois, je n'ai pas été déçue et ça me fait toujours plaisir de passer et de voir l'évolution du restaurant, tant au niveau des formules que des plats proposés ou encore du personnel (je ne connais quasiment plus personne, triste vie ...).



Adresse : 2-4 rue Paul Doumer, 13100 Aix-en-Provence (en bas du cours Mirabeau)
✘ Site Web : http://koi-aixenprovence.com/ (réservations en ligne possible)
Téléphone : 04 42 50 05 05
Email : info(at)koi-aixenprovence.com
Horaires : 12-15h & 19-00h du lundi au samedi (et le dimanche en été) // Brunchs : les dimanches de 10h30 à 16h
Gamme de prix : à partir de 16e (le midi), jusqu'à 35e par plat
Menus : le midi (autour du sushi 19e, plat + dessert 19.90e, entrée + plat + dessert 24.90e, plat teppanyaki du jour + café ou verre de vin 16e), menu enfant (12e), menu Teppanyaki (45e)
Type de restauration : fusion (inspirée de cuisine japonaise et revisitée)
 Les plus : le patio accessible été comme hiver, des recettes uniques et innovantes, un cadre agréable, l'annexe " Koï Sushi " (anciennement Geisha) au milieu du cours Mirabeau qui propose à emporter, la possibilité d'acheter la vaisselle du restaurant (magnifique).
Les moins : la gamme de prix non accessible pour tous, la situation géographique (il faut connaître pour trouver généralement).

Opinions

  1. Olala tu m'as donné faim *-* Les plats donnent trop envie ! Et le restaurant est super joli !
    Tu travailles dans des endroits jolis héhé ^^

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    Réponses
    1. Ahaha c'est pas mal hein (:
      J'avoue j'avoue :D

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