7 juil. 2016

Japon : Etudier VS Travailler



Hey hey !
J'ai plein de sujets d'articles à traiter sur des thèmes tels que les bonnes adresses, mes voyages et expériences, mais ce soir comme ça ne m'inspire pas, je me lance sur un " petit " article que je classerai dans " culture japonaise ". En espérant que ça vous plaise ! (:

Je vais donc vous parler, comme le titre l'indique si bien, de la différence qu'il y a entre étudier temporairement au Japon en tant qu'expat' et y travailler (sur du court ou long terme). Ayant expérimenté les deux, j'espère qu'un petit compte-rendu de mon ressenti pourra aider les curieux souhaitant se rendre au Pays du Soleil Levant.

IL FAUT SAVOIR QUE ...

De plus en plus de français (ou d'autres nationalités, mais surtout les français) souhaitent visiter le Japon pour des raisons diverses et variées. Généralement, ils sont friands de manga, conventions autour de la japanime, cosplay et autres anime, bien que ce ne soit pas le cas de tous. Il y a aussi ceux qui sont férus de culture japonaise et qui aimeraient voir le pays de leurs propres yeux et non à travers des documentaires à la télé ou des articles de blogs (qui certes, mettent l'eau à la bouche, mais ne suffisent pas à assouvir notre curiosité). Et moi dans tout ça ? Eh bien je suis un peu des deux, j'ai connu l'univers manga / anime et j'en passe très jeune et j'ai basculé sur la culture japonaise en tant que telle, l'apprentissage de la langue et j'ai même fait des études de Japonais.

Un petit coin de paradis à Dazaifu (Kyûshû)


La plupart des gens qui franchissent le cap de se rendre à l'autre bout du monde, sur ce petit archipel regorgeant de surprises décident d'aller y faire un peu de tourisme. Si j'observe mon entourage, je constate que les gens partent entre 2 semaines et un mois pour un premier voyage. Les étudiants qui, comme moi, se sont spécialisés dans le Japonais tentent tant bien que mal l'échange universitaire en fonction de leurs résultats scolaires. Malheureusement les places sont chères et tous ne peuvent pas être satisfaits.

Une phrase qui revient souvent chez les personnes ayant voyagé ou vécu temporairement au Japon, et que j'ai répété un million de fois également (non non, je n'échappe pas à la règle, je ne me considère pas comme un cas particulier ahah) est " Ouah, le Japon c'était TROP TROP bien, je veux y vivre et y travailler plus tard ! " Eh bien oui mais ... non. Ou alors, réfléchissez-y à deux fois avant de sauter le pas et surtout, ayez un projet professionnel en béton armé.

Le port de Kôbe la magnifique (si je vis au Japon ce sera sûrement là-bas)








ETUDIER AU JAPON, C'EST COOL! 

Alors oui clairement, je ne nierai pas que c'est sans doute l'une des plus belles expériences de ma vie, du haut de mes 23 (et presque 24, ouch !) ans. J'ai voulu voir les choses en grand et je suis partie au Japon en échange universitaire pendant un an, alors que je n'étais jamais allée plus loin que l'Espagne ou le Portugal. J'ai fait mon baptême des premières fois : première fois que je prenais l'avion, que je partais loin de ma famille et sans eux, que je quittais l'Europe, que j'avais un passeport ... La totale quoi. Etudier à l'étranger, et notamment au Japon, ça a ses avantages comme ses inconvénients. Et si nous examinions tout ça ?

1. Découvrir une nouvelle culture

Ce point est à double tranchant. C'est magique que de s'immerger dans une culture inconnue, surtout lorsqu'elle est complètement opposée à la vôtre, mais c'est aussi parfois contraignant et épuisant. Si au début j'étais fascinée par le fait de me la jouer " à la japonaise ", j'étais parfois fatiguée de la quantité infinie de codes sociaux à respecter dans la société nippone. Nous avons cette image du peuple japonais respectueux, poli, carré, et c'est vrai, parfois un peu trop (sauf dans les trains, je vous invite à lire cet article où je vous exprime mon désarroi vis-à-vis des trains japonais). Le top : tu peux poser ton sac au Starbucks (ou un autre café / restaurant) pour réserver une place sans risquer de t'en faire piquer le contenu, tu peux partir de chez toi et oublier de fermer ton appart' à clefs, et tu le retrouves intact le soir, les employés de magasins sont aux petits soins pour toi ... Je resterai brève concernant la culture japonaise dans cet article sinon il fera 3km mais être au Japon était une véritable renaissance pour moi.

Souvenirs d'un Starbucks convivial entre copines avec le petit message du staff en fond


Ceci dit, il y a l'autre côté de la médaille. Les Japonais, sans être totalement racistes, restent encore assez réfractaires à la présence d'étrangers sur leur terre et te le font souvent sentir. La petite vieille qui se lève de sa banquette dans le train pour aller s'asseoir le plus loin possible de toi, les regards inquisiteurs voire soupçonneux dans la rue sur ton passage (et encore j'ai la chance d'être petite, brune et typée asiatique donc je passe partout), les Japonais super lourds qui pensent que comme t'es une gaijin (外人, étranger), tu ne comprends un mot de japonais et se permettent des sous-entendus particulièrement déplacés ... Parfois tes habitudes de petit français à la cool te reprennent et tu te fais très vite remarquer, et pas forcément dans le bon sens. Parce qu'au Japon, il faut rester dans la norme. Et bien se fondre dans la masse, c'est très important d'être un monsieur tout le monde là-bas.

Un magnifique ciel rose de l'été Japonais (cette photo n'est pas retouchée)


Je ne veux pas noircir le tableau mais s'immerger dans une culture telle que celle du Japon, c'est super enrichissant mais ce n'est pas simple au quotidien.

2. Etudier peu et beaucoup s'amuser

Ne nous le cachons pas, peu d'expat' peuvent se vanter d'avoir réellement bûché leurs cours pendant leur année d'échange. On a tellement mieux à faire que de réviser voyons ! Et puis, les universités Japonaises ne sont pas particulièrement exigeantes quant à l'assuidité et la qualité des devoirs pour les étudiants internationaux (pour les Japonais non plus selon les cours). Personnellement, j'ai eu mon année avec des A quasiment partout (ce qui m'a fait un joli 15 de moyenne en L3 que je n'aurais jamais atteinte si j'étais restée en France ahaha !) sans trop me fouler les chevilles. Attention je n'ai pas dit que je n'en fichais pas une ! Mais je bossais plus pour mon JLPT2 (l'examen national de Japonais, un genre de TOEIC, que j'ai d'ailleurs raté ...) que pour mes cours de la fac, je l'avoue.

Le campus de ma fac ! Comment avoir envie de travailler avec un tel beau temps ?!


Et comme on ne bosse pas, on sort tout le temps ! Je vivais dans une résidence internationale et tous les prétextes étaient bons pour faire la fête, et ça c'est cool. J'étais beaucoup plus active au 1er semestre qu'au 2nd (parce qu'après j'ai eu un copain et que j'ai fait mon autiste pendant 5 mois ahaha). On sortait souvent manger au kaitenzushi (回転寿司, les restaurants où les sushi arrivent sur un petit train), au bowling,  arpenter des quartiers inconnus ... Bref on a exploré Tokyo de fond en comble et on s'est vraiment éclatés. On faisait aussi pas mal de soirées culturelles pour les fêtes japonaises ou internationales (je détaillerai dans un article dédié).

Le jour de la mer, avec ses lanternes disposées sur la plage (pardon pour la piètre qualité)


3. Voyager

Quand tu es étudiant un an au Japon, cela signifie que tu as droit à tes 3 mois de vacances ! Ne croyez pas qu'ils ont plus de vacances que nous, les mois de février-mars correspondent à nos grandes vacances d'été et marquent la transition entre deux années scolaires, et le mois d'août (parfois septembre comme dans ma fac, merci le privé) correspond aux vacances d'été. En dehors de ça, ils ont quelques jours au Nouvel An (qui équivaut à notre Noël) et une semaine pour la Golden Week (une semaine banalisée car comptant 3-4 jours fériés quasi consécutifs) et c'est tout. Ils jalousent pas mal nos semaines de vacances tous les mois ahah.

Souvenir du temple du Daibutsu (grand bouddha) de Nara


Qui dit vacances dit voyages ! A condition d'avoir un petit budget de côté tout de même, parce que voyager au Japon est relativement onéreux, et la carte 12-25, ils ne connaissent pas ! Vous pouvez aller vous brosser pour avoir des réduction, il faut redoubler d'ingéniosité (ou connaître un Japonais malin). Pour ma part j'ai arpenté le Kansai (Kyoto, Nara, Osaka) avec mon cousin, quelques villes du Tohoku (la région sinistrée par le tsunami), Hiroshima et ses alentours ainsi que la ville thermale d'Atami avec mon ex copain, pour pas si cher que ça. Mes voyages duraient généralement 4 jours et dépassaient rarement les 400 euros tout compris (ou 300, je ne sais plus). Et pour le Japon c'est plutôt pas mal !

Les panoramas sublimes de Matsushima (Tohoku)

4. L'argent

Finissons ce top 4 des études au Japon (je pourrais en dire bien plus mais l'article est déjà immense alors que je n'ai traité que la moitié, alors à vos commentaires si vous avez des questions !) avec l'argent. Bah ouais, c'est sans doute l'un des truc les plus galères quand tu es étudiant là-bas. Bien sûr, la majorité des expat' (moi compris) cherche un petit boulot sur place, mais quand tu n'es pas bilingue et expert du keigo (敬語, langage honorifique), eh bien tu peux te lever très tôt, et rentrer bredouille quand même. J'avais passé un entretien pour un restaurant de mon quartier, ils n'ont même pas pris la peine de me rappeler. J'avais commencé par bosser dans un restaurant français, mais franchement c'était à plus d'une heure chez moi, le rythme affreux, je n'ai fait qu'une journée d'essai avant d'abandonner lâchement.

La zone libre où beaucoup d'étudiants révisent et où je donnais certains de mes cours de français


La plupart des expat' se tournent vers l'enseignement du français aux particuliers. Mais d'une, c'est un domaine assez bouché puisqu'on fait tous ça, du coup il faut réussir à trouver des étudiants et les fidéliser. De deux, on n'a pas tous la fibre enseignante et certains n'auront pas la foi de se lancer là-dedans. De trois, les Japonais seront plus confiants si tu es capable d'aligner plus de trois mots en Japonais pour faciliter la communication, vu leur niveau quasi nul en anglais. Et quand tu débutes en Japonais comme beaucoup de mes amis à l'époque, c'est vraiment dur. Mais ! Sachez que si vous vous en sortez bien, c'est le boulot en or. Les Japonais sont très exigeants concernant le contenu des cours (sauf mes étudiants qui étaient TROP cool), mais du coup il payent aussi très cher, juste parce que tu es natif. Je trouve ça exagéré mais le salaire horaire de base pour un cours de français c'est autour des 3000 yens, un peu moins de 30e. Je demandais moitié moins, ce qui faisait mon succès.
Attention aussi (surtout les filles) à ne pas tomber sur des étudiants douteux qui veulent vous coincer au coin d'une ruelle sombre (dieu sait combien les japonais ont l'esprit tordu ...).

Et voilà pour cette 1ère immense partie ! Dire que j'ai essayé de faire court ...

... Y BOSSER, C'EST MOINS COOL ! 

Bon j'exagère un peu, ce n'est pas non plus le bagne, mais bon n'imaginez pas un truc super simple où vous mettez les doigts de pied en éventail. Je vous parlerai de la branche dans laquelle j'ai travaillé, autrement dit l'enseignement du français, qui est le métier numéro 1 des français décidant de s'installer au Japon. Du coup les points ci-dessous ne concerneront que ce domaine, c'est peut-être mieux ailleurs (mais j'en doute).

1. Être prof, ce n'est pas donné à tout le monde !

En tant que future prof de français qui a fait ses études jusqu'au Master dans cette branche, j'en ai réellement ma claque de ces gens qui pensent qu'être prof de français, c'est super simple au Japon tant que tu es natif. Et malheureusement beaucoup d'écoles japonaises pensent comme ça et embauchent le premier venu tant qu'il est natif et bien docile. Mais mince quoi, professeur c'est un métier qui s'apprend comme tout, je ne vais pas me pointer dans le restau de mon copain et me proclamer pâtissière du jour au lendemain parce que je sais faire un gâteau au chocolat et des mug cakes. Je m'emporte mais c'est un sujet qui me tient à coeur. Pourquoi ? Parce que c'est à cause de ces boute-en-train qui nous piquent notre boulot sans être diplômés qu'on se retrouve à la rue quand on veut travailler au Japon. J'ai tellement trimé pour trouver mon stage là-bas, alors un boulot payé pensez-vous !

L'entrée de l'Institut où j'ai fait mon stage


Bref, si vous avez décidé de vous installer au Japon et d'y enseigner, réfléchissez-y à deux fois car c'est un métier tout sauf reposant : il faut sans cesse renouveler ses cours pour être aux goûts du jour, attirer l'attention des étudiants (c'est dur, très dur), doser son humour de français franchouillard pour ne pas vexer les Japonais et surtout, bien intégrer leur culture. C'est un boulot épuisant et à plein temps et préparez-vous surtout à ramener du boulot à la maison. Eh oui, quand on bosse en entreprise, dès qu'on quitte le boulot on peut penser à autre chose mais pas en étant prof ! Et il est hors de question de bâcler la préparation des cours.

2. Métro, boulot, dodo

Tiens, ça me rappelle le titre d'un autre article. En effet, bosser au Japon, c'est s'engager à se plier à un rythme pire que routinier, fatigant et qui joue vraiment sur vos nerfs. Il est très rare d'avoir la chance de travailler près de son lieu de vie, car votre job sera généralement en plein centre-ville (je parle de Tokyo) et les loyers sont tellement chers que vous pourrez oublier tout de suite une recherche d'appartement en centre. On privilégie un logement moins cher et des trajets plus longs, en vivant en périphérie.

Le quartier où j'ai habité pendant mon stage, qui n'a clairement rien à envier au centre de Tokyo


Qui dit longs trajets dit le train ou le métro, aux heures de pointe (qui sont plus ou moins 24H/24 au Japon vu la population), avec les gens qui poussent, qui transpirent, qui se collent à vous et qui perdent toutes leurs bonnes manières et le respect qui les caractérisent. Le train japonais, c'est un autre monde. Franchement, j'ai eu cent fois envie de me tuer. Le mythe des employés de gares payés pour pousser les Japonais jusqu'à les entasser comme de vulgaires pièces de Tetris dans les rames surpeuplées n'en est pas un, je l'ai vu (et vécu) de mes propres yeux. Puis il y a cette ambiance zombifiante dans les trains, entre les gens qui lisent (et cachent leurs couvertures avec des papiers opaques, des fois qu'ils se liraient un bon porno de bon matin pour se motiver), ceux qui dorment, assis comme debout et les gogoles scotchés sur leurs smartphones comme si leur vie en dépendait. Et au milieu il y a moi, qui essaie d'oublier tout ça avec ma musique dans mes oreilles (et l'ebook de 50 Shades pour me tenir éveillée, j'assume. Je n'aime pas lire sur smartphone mais il n'y a littéralement pas la place de lire un livre debout dans le train). Le matin c'est affreux quand tu sors du lit et que ton cerveau n'a pas encore démarré, d'être collé comme ça aux inconnus, et le soir quand tu es claqué de ta journée c'est encore pire. Vraiment, il faut s'armer de patience dans les trains.

Au moins les trains sont bien décorés (enfin seulement celui du zoo eheh)

Les journées se résument en gros à : se lever aux aurores, se préparer en vitesse, marcher ou prendre le vélo jusqu'à la gare la plus proche (et où les lignes les moins chères circulent éventuellement), te taper aux alentours d'une heure de trajet minimum si comme moi tu es pauvre, passer ta journée au boulot, refaire le chemin inverse le soir, manger, te doucher, dormir. Et recommencer chaque jour.

3. Les vacances ? C'est quoi, ça se mange ?

N'ayant été en stage que pendant deux mois, je n'ai pas eu le temps de m'en rendre compte mais les Japonais n'ont quasiment pas de jours de vacances. Ils ne font pas le poids face à nos cinq semaines de congés payés avec leurs 10 jours annuels de vacances, je vous le dis. Et en plus c'est rare qu'un employé les prenne tous, de peur de se faire dépasser par ses collègues pendant son absence et de rater une promotion cruciale (ils sont fous ces Japonais, dirait Obélix). Bref, dans l'enseignement je pense que c'est différent car comme en France, tu es calqué sur les vacances des étudiants, et encore. Mon ancienne prof de Japonais m'a pas mal expliqué le système là-bas et même pendant les vacances scolaires, elle devait assister à des colloques, organiser des examens, tenir des conférences, corriger des mémoires ... Et vous voulez toujours être prof ? Moi je commence à me poser des questions ... Ahah.

4. Le boulot c'est quand même cool

En tout cas, moi je me suis éclatée dans mon stage ! Je pense que le plus dur pour moi était le rythme effréné de chaque journée, mais le stage en lui-même était cool. Après j'étais en Institut Français, je pense que tout ne se passe pas comme ça au Japon alors ne prenez surtout pas mon cas  comme référence, ce serait une très mauvaise idée.

La vue à deux pas du boulot, pas mal non ?


Mais personnellement, je me suis super bien entendu avec mes collègues, on était une super équipe, on rigolait bien et il n'y avait pas trop de prise de tête (en surface). Le cadre était dynamique et chaleureux et je me suis vraiment épanouie dans mon travail. Et puis, j'ai pu rencontrer plein de personnes intéressantes, que ce soit des profs, des étudiants ou des invités pour les événements culturels. Parfois tu sors manger un bout ou boire un verre avec tes collègues, c'est plutôt convivial. Les Japonais attachent beaucoup d'importance à l'entretien des relations sociales entre collègues, et finir au bar du coin après le boulot est une coutume à ne pas déroger.
Puis surtout, tu reçois ton salaire et tu peux aller te faire plaisir dans les magasins ultra chers de la Shibuya 109 (sauf moi parce que c'est bien connu, les stagiaires sont les esclaves des entreprises, et j'ai bien bossé comme une dingue pour ne pas toucher un seul centime à la fin !).

Voilà voilà, j'ai essayé de me limiter à quatre points par domaine, et à limiter mon blabla au possible (parce que je parle beaucoup, surtout lorsque le sujet me tient à coeur comme ici), mais j'espère que ça vous a plu et merci d'avance à ceux qui m'auront lue jusqu'au bout.

Rin.


Opinions

  1. Coucou c'est moi héhéhé !

    Deux articles en deux jours ! Si c'est pas beau ça :') !
    Les asiatiques sont tellement obnubilés par leur image qu'ils se tuent la santé au travail ! C'est triste ! J'ai l'impression qu'ils ont pas de vie, qu'ils en profitent pas !
    Ils passent leur vie en cours et dès qu'ils ont un boulot ils passent leur vie au boulot ! Ou est le plaisir dans tout ça ? Et même quand ils ont fini le boulot ils passent du temps avec leurs collègues ! Et la vie de famille dans tout ça ? C'est triste T.T

    En tout cas, ça ne me conviendrait pas comme système, quand je vais au boulot c'est pour bosser pas pour me faire des potes donc ils me verraient pas d'un bon œil xD. Je serais l'étrangère insociable :P

    En tout cas merci pour cet article très intéressant Mina :D

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    1. Héhéhé (: Toujours au rendez-vous :D

      Oui j'avoue (a)
      Je suis totalement d'accord avec toi, je le savais mais je pensais que c'était surmontable, mais en vrai le rythme de vie là-bas m'a complètement refroidie j'avoue, donc je ne sais pas encore ce que je vais faire après mes études.

      Non mais ouais c'est vraiment trop routinier quoi :(

      Merci à toi de toujours être là pour commenter mes articles (:

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  2. Et oui les gens ne font pas souvent la difference entre loisirs et travail. Travailler dans un pays (ou une ville) c'est totalement différent du fait d'y aller en vacances ou pour ses études :/
    Mais le Japon j'irais bien en vacances, ca m'attire beaucoup :)

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    1. Malheureusement c'est souvent le cas oui :(
      Les deux sont vraiment très différents !
      Oui c'est un pays où, je pense, il faut aller au moins une fois dans sa vie, juste pour le dépaysement ! :)

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  3. merci pour cette article, moi je rêve de visiter le Japon, y vivre non.
    mais je trouve ton article bien organisé et montre bien que tout n'est pas rose.
    bisous

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    1. Ah oui ? Faut foncer dès que tu en as l'occasion, c'est tout de même un pays super !!
      Merci beaucoup ! Effectivement tout n'est pas rose.
      Bisous

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  4. Comme d'habitude c'est super intéressant! Perso, j'étais très fan de manga il y a encore 10 ans de cela, j'avais commencé à m'apprendre le japonais avec des livres, à m'intéresser à la culture... Et ça s'est arrêté là. Mon rêve du japon s'est un peu évanoui, je reste fascinée par leur culture et notamment toutes leurs conventions sociales qui nous paraissent complètement folles... Pour moi c'est ça le Japon, du moins l'image que j'en ai: un pays rempli de paradoxes et de contrastes, à la fois à la pointe de la modernité et encore très ancré dans ses traditions. J'ai une amie qui a un peu le même parcours et enseigne le français au japon, et je retrouve complètement son ressenti dans ce que tu dis. Je ne pense pas que je pourrais m'habituer à un tel rythme de vie, tu as beaucoup de courage! Comme pour beaucoup, en fait, je me dis: en vacances pourquoi pas mais y travailler et y vivre, alors là, je pense pas :D

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    1. Merci beaucoup pour ton commentaire ouah, ça fait plaisir ! :)
      C'est vrai que je vois aussi le Japon comme un pays rempli de paradoxes et contrastes, je le ressens comme toi. Pour ma part ma passion m'a poussée très loin et je ne regrette rien, ceci dit cette expérience de stage que j'ai eu m'a fait comprendre que j'ai longtemps idolâtré une vie qui ne me correspond pas, et que j'y retournerai voyager avec plaisir mais pas y vivre, ou alors sur une courte période et pas à Tokyo.
      Je souhaite beaucoup de courage à ton amie alors !! Elle enseigne où par curiosité ? :)

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